Mon grand a beaucoup de mal à accepter les remarques des autres, ça le rend triste ou ça l’énerve, dans tous les cas, ça met ses émotions en ébullition. Et allez lui faire comprendre qu’il ne faut pas s’en soucier, qu’il faut laisser passer et ne pas écouter les jugements des autres… Heureusement, quand je ne trouve pas les mots, il y a les livres. Et dans ce cas de figure, Nasreddine est un allié en or !
Nasreddine est un livre écrit par Odile Weulersse et illustré avec talent par Rébecca Dautremer. C’est édité chez Père Castor.
L’histoire de Nasreddine :
Le personnage est un petit garçon qui aime aider son père dans son travail. Il l’aide à charger son âne pour aller au marché. Lors de l’un de leur trajet, ils croisent un vizir qui se moque d’eux car le père est monté sur l’âne et l’enfant marche derrière. Nasreddine est très touché par cette attaque et la fois suivante, il se plaint de douleur afin de monter sur l’âne à la place de son père. En chemin, ils croisent des vieilles dames qui trouvent scandaleux de traiter son fils comme un enfant roi et qui se moquent du père…

Vous la connaissez tous cette histoire au fond… Celle qui dit que quoi que l’on fasse, on sera toujours jugé par quelqu’un à qui ça ne plaira pas…Elle a d’ailleurs été simplifiée et présentée sous forme de strip >ici< on voit régulièrement cette image tourner sur les réseaux.
Mais le petit Nasreddine dans tout ça, il est bien malheureux, il a du mal à ignorer l’avis médisant des Autres… Et son papa bienveillant s’inquiète. Heureusement, il va finir par comprendre ce que son papa a toujours essayé de lui faire comprendre en le laissant mener ses propres expériences.

Notre avis sur l’aventure de Nasreddine :
Cette histoire illustre parfaitement ce que j’essaye d’expliquer à mon Grand chaque fois qu’il revient tout rempli de colère de l’école… Il a du mal à encaisser les moqueries et les chamailleries de cour de récré. J’utilise souvent la métaphore de la bulle de savon : je lui dit que les méchants mots sont des bulles et qu’il faut qu’il les laisse passer sans les éclater pour que les mots ne le touchent pas. Seulement c’est si facile à dire, et tellement difficile de l’appliquer.
Nasreddine nous a permis d’aborder la même notion en faisant un pas de côté. On voit de l’extérieur ce qui arrive à un petit garçon qui pourrait avoir son âge. Et de ce point de vue là, il se rend bien compte que les médisances sont néfastes et qu’il faut les ignorer. Il faut dorénavant, qu’il ait toujours cette histoire en tête, ne jamais oublier que les gens auront toujours quelque chose à dire sur les choix que l’on fait mais que ce n’est pas grave.
Vous pouvez vous le procurer >ici< (ceci n’est pas un lien affilié, je n’ai rien à gagner, j’essaye seulement de faire marcher les librairies indépendantes !), il existe également en plus petit format, moins cher.
Une belle histoire qui donne des clés pour mieux affronter le monde extérieur ! A mettre dans la bibliothèque de tous les enfants sensibles, qui donnent trop d’importance à ce que pensent les autres. Une morale qu’il faudrait toujours avoir dans un coin de sa tête. Et puis les illustrations de Rebecca Dautremer, y a pas à dire, c’est quand même du beau boulot !!!
Cet article est ma participation de la semaine au rendez-vous blog
« Chut les enfants lisent »
organisé par devine qui vient bloguer.
La Box de Pandore est partenaire de ce rdv.
Super ce livre merci!
Oui vraiment un bon livre. Plein de sagesse. Au plaisir.