Parmi les grands classiques des contes, quand j’étais petite fille, La princesse au petit pois me plaisait énormément ! J’ai eu la chance de recevoir une nouvelle édition de cette histoire et je suis contente de vous en parler.
Une nouvelle édition de la princesse au petit pois
Il était une fois, un grand classique des contes d’Andresen, qui renaissait, sans doute pour la millième fois, sous un autre pinceau. En effet, La princesse au petit pois fait partie de tous les recueils de contes et a été illustré par de nombreux artistes (ou pas !). La version que je vous présente aujourd’hui est édité par Saint Jude en 2017, dans la collection MiniConte et illustré par Violette Sagols. Souvenez-vous, je vous en ai déjà parlé >ici<
Pour ceux qui ont grandi dans une grotte et n’ont jamais entendu parler de cette histoire, il s’agit d’un prince bien malheureux de ne pas trouver de VRAIE princesse à épouser -Je vous vois venir, c’est méga sexiste on est d’accord ! Mais les contes de l’époque étaient tous comme ça- Un soir de forte pluie, une ravissante femme vient trouver refuge au château mais comment savoir s’il s’agit d’une vraie princesse ? La reine glisse alors un petit pois sous une démentielle pile de matelas. Le lendemain la jeune femme se plaint d’avoir affreusement mal dormi… Ce qui, selon la reine, prouve qu’elle est une vraie princesse.

J’aime beaucoup les illustrations de Violette Sagols : les coiffures des personnages, le soucis du détails dans les vêtements… Et puis une petite touche drôle, avec un escargot qui grimpe sur la princesse trempée par la pluie ou une oie qui veut boulotter le petit pois !
Un sujet de réflexion
Je reviens sur le côté sexiste de La princesse au petit pois. Vous le savez déjà, tous les clichés me rendent malade !!! Vous vous demandez peut-être pourquoi je vous présente ce livre. Mais il n’empêche qu’il a bercé mon enfance. Je trouvais ça dingue qu’on puisse sentir une si petite chose sous autant de couches de matelas (parce que bien sûr, pour moi, tout cela était vrai !). Et puis quelle chance pour ce prince malheureux qu’elle vienne frapper à sa porte ! On peut signaler tout de même que, pour une fois, c’est l’homme qui attend la princesse charmante !
Et après tout, même si ça véhicule l’idée qu’il faut être une vraie princesse pour être digne du prince, cela ne m’a pas empêché de faire la part des choses et d’avoir un esprit critique par la suite. Ce conte fait partie du patrimoine de la littérature jeunesse, ne l’écartons pas ! On peut même prendre ce support pour amorcer un débat avec les enfants, réfléchir, se poser la question : c’est quoi être une princesse ?
La princesse au petit pois faisait déjà partie de la bibliothèque des enfants avant que je reçoive cette version, et je suis ravie de le relire à nouveau, de le redécouvrir avec l’interprétation d’une autre illustratrice. C’est intéressant aussi de se pencher sur le travail de l’artiste et de comparer les dessins de chaque livre. Comme d’habitude, si vous souhaitez l’acheter, je vous propose de passer par le site des libraires indépendants >ici<
Cet article est ma participation de la semaine au rendez-vous blog
« Chut les enfants lisent »
organisé par devine qui vient bloguer.
Pour moi aussi, la princesse au petit pois est un conte que j’aimais beaucoup petite. Merci pour cette découverte
J’espère qu’il vous plaira !