Dans notre démarche de réduction de déchets, on est d’abord passé par une phase d’observation de nos habitudes. Pièce par pièce. On a regardé ce qu’on jetait. Après la salle de bain (lingettes, shampoing…), on est passé à la cuisine. On a rapidement éliminé le papier essuie-tout -même si on en mettait un peu au compost pour apporter de la fibre, ça remplissait quand même beaucoup notre poubelle. A la place, on utilise des serviettes de table en tissu et éponge/torchon. Mais finalement… Les éponges aussi finissent à la poubelle au bout d’un moment… Alors que faire ?
L’éponge tawashi : une découverte
Sur insta, je suis abonnée à quelques comptes de personnes qui visent le zéro déchet et puis je parle beaucoup, j’échange les bons plans avec mon entourage. C’est là que j’ai commencé à voir apparaitre partout, ces petits carrés étranges, appelés « Tawashi ».
Mais de quoi s’agit-il donc ? Ce n’est pas vraiment une nouveauté en fait ! C’est une invention japonaise qui date des années 1900 ! Il s’agit d’une éponge en tissu, multi-tâches et durable. A la base c’était en fibres de palme mais cela a évolué et c’est maintenant en tissu, et même encore mieux en tissu recyclé !
L’éponge tawashi : quoi utiliser ?
Pour fabriquer une éponge tawashi, il faut des « tubes » de tissu (vous verrez ensuite dans le tuto !), il est donc aisé de faire de la récup’.
Ici j’utilise les jambes des leggings trop petits de Bébéchouquette. Attention, je ne prends que ceux qui sont abîmés (tâchés ou troués), ceux en bon état je les donne ou je les vends.
Ceux qui n’ont pas de Bébéchouquette sous la main peuvent prendre des manches de pull, des chaussettes ou des jambes de collants. Ou encore prendre n’importe quel morceau de tissu et en faire un tube avec une simple couture. L’important c’est que ce soit une matière un peu élastique quand même…
L’éponge tawashi : comment faire ?
Au début de mon expérimentation, j’ai trouvé un tuto qui expliquait comment faire avec une planche et des clous. Je l’ai fait avec un carré de 5 par 5 clous. Je me suis retrouvée avec une éponge minuscule !!! Elle est parfaite pour la petite cuisine des enfants ! (rien ne se perd on a dit !)

Ensuite j’ai découvert grâce à ma soeur -qui expérimentait la même chose au même moment- qu’on pouvait faire avec une boite carrée et des pinces à linge. Beaucoup moins fastidieux du coup. J’ai trouvé la boîte parfaite dans mon tiroir à tupp et j’ai mis 7 pinces à linge sur chaque côté pour obtenir une éponge plus grande. Il faut donc 14 bandes de tissu.

Ensuite il faut tendre les cercles de tissus entre les pinces à linge des côtes opposés, comme vous le voyez sur la photo. Puis il faut tisser : on accroche à une pince à linge et on passe une fois dessus, une fois dessous la bande qu’on croise (je ne sais pas si c’est très clair) puis on accroche à la pince à linge opposée. Pour la bande suivante, on commence par passer dessous puis dessus, et on alterne comme ça pour chaque bande.
Avec des bandes de différentes couleurs, on voit mieux !

Pour la finition, il faut décrocher une bande -dans un coin- puis décrocher la bande d’à côté et la passer dans la première. Et ainsi de suite, on décroche la suivante et on la passe dans la boucle de la deuxième (qui est elle-même passée dans la première, vous suivez ?)


Cela forme une sorte de tresse. Pas besoin de noeud à la fin, il faut passer la dernière bande dans la boucle précédente et bien tirer pour serrer un peu et cette dernière boucle servira à suspendre votre éponge à un crochet : pratique !

L’éponge tawashi : convaincante ?
Cela fait maintenant plusieurs mois que j’utilise mes éponges faites maison, perso j’en suis satisfaite. Cela fait tout à fait le boulot : ça absorbe, ça essuie, ça éponge ! Quand il y a besoin de gratter quelque chose qui ne partirait pas au premier coup d’éponge, il y a un truc formidable, attaché au bout de nos doigts : des ongles !!! Je vous jure ça marche aussi bien que le côté vert d’une éponge 😉
Papou, lui, deteste !!! Il ne l’explique pas vraiment mais il n’aime pas, il trouve que ça n’éponge pas assez, c’est vrai que la capacité d’absorption est moins élevée qu’une classique. Bref, il n’en est pas du tout satisfait ! Il a fait du forcing pour racheter des éponges jaunes et vertes ! Mais moi je continue à utiliser les tawashi !
J’en ai fait plusieurs, pour la cuisine et aussi pour la salle de bain. Comme ça quand j’en passe une en machine, j’en ai une autre, pour la rotation.
Au niveau de la durabilité, je ne dirais pas qu’elles sont éternelles. Au bout d’un moment, le tissu est tout distendu et elles ne se tiennent plus. Tout dépend de la matière première. Celle faite avec les chaussettes de Papou a vite été toute étendue… Il faut les passer en machine souvent quand même, sinon elle ne sentent pas bon. (par contre n’essayez pas de les mettre au lave-vaisselle, ne riez pas… Je l’ai fait, j’ai tenté, c’est dégueu, j’aurais dû m’en douter me direz-vous ! Elle est ressortie toute poisseuse, beurk !) Du coup, elles s’abîment un peu mais après tout comme c’est de la récup’ pas trop de regrets. Et puis c’est quand même bien plus durable qu’une éponge traditionnelle.
La cuisine est un lieu où on peut facilement réduire nos déchets, tant il y en a !!! Les éponges ne sont pas forcément la première chose à laquelle on pense mais le bénéfice est visible ! Moins de déchets et économies puisque fabriquer une éponge tawashi ne coûte rien du tout. Récup’ et huile de coude. La planète valide 😉
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