Pour les vacances de Février, j’avais plein de projets pour le blog. Je voulais terminer quelques brouillons qui traînent depuis vraiment (trop) longtemps, j’avais de nouveaux sujets à traiter… Je m’étais dit que durant notre séjour en Autriche, lorsque tout le monde serait au ski, je pourrais bloguer tranquille et bien m’avancer dans mon travail… Et puis j’ai ouvert ce livre : La vérité sur l’affaire Harry Quebert. Alors oui, d’habitude ce sont des livres pour enfants que je vous présente ce qui correspond à la ligne éditoriale du blog of course, mais j’ai vraiment envie de parler de celui-ci, après tout, les parents aussi ont le droit de lire !!!
La vérité sur l’affaire Harry Quebert : un livre plusieurs fois primé
Ce roman, écrit par Joël Dicker -auteur suisse- et paru en 2012 aux éditions de Fallois, a reçu, cette même année, plusieurs prix : le Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de l’Académie Française et le 25e Prix Goncourt des Lycéens.
Personnellement, je n’achète pas un livre en fonction des prix qu’il reçoit, d’ailleurs je n’aurais jamais acheté ce livre par moi-même, je n’en avais jamais entendu parler. C’est une copine qui me l’a offert en m’assurant que c’était son chef-d’oeuvre et qu’elle était triste de l’avoir lu car elle ne pourra plus jamais le relire de la même façon ! Forcément ça a attisé ma curiosité mais en même temps, ça m’a un peu inquiétée ! Souvent quand on me dit que quelque chose est génial, je mets la barre haute, j’ai trop d’attente et je suis déçue. Après tout, tout est histoire de goûts !
Quand on voit le pavé que c’est -670 pages, rien que ça- je me suis dit que je mettrais plusieurs mois à le lire. Surtout avec trois marmots qui gravitent autour de moi, d’autant plus pendant les vacances. Mais non !!! Deux semaines -et encore c’est parce qu’il fallait que je dorme ! Impossible de le lâcher !
La vérité sur l’affaire Harry Quebert : un livre qui nous kidnappe
Le roman s’ouvre sur le jour de la disparition d’une jeune fille, Nola Kellergan, 15 ans, volatilisée à la fin de l’été 1975. Puis il s’articule en chapitres, numérotés de 31 à 1 (oui à l’envers, mais cela a un sens !), qui mèlent le présent -en 2008- et le passé -le fameux été 1975.
Marcus Goldman, jeune écrivain en panne d’inspiration, retrouve son mentor Harry Quebert, romancier célèbre qui est accusé du meurtre de Nola. Il est convaincu de son innocence et décide de mener son enquête pour découvrir et ainsi blanchir son maître et ami. Seulement cette histoire n’est qu’un immense sac de nœuds -pour notre plus grand plaisir.
L’écriture est fluide et agréable, on ne peut que se laisser prendre en otage ! Pas de longueur -oui oui même avec autant de pages, promis ! Les personnages sont attachants, l’intrigue est cohérente et rudement bien ficelée !!! Demandez à mon homme et mes marmots qui m’entendaient crier :
« Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan »
« Mais noooooooooon »
« C’est pas possible »
« Ouh pu**** »
« nan mais j’hallucine là »
« Mais bon sang c’est qui bor*** »
« Aaaaaaaaaaarrgggghhh »
« Arrête ton délire mon p’tit bonhomme »
Oui je suis très expressive quand je suis à fond dans un livre ! Mais le suspens est haletant, les rebondissements incroyables, on va de surprise en surprise, déconvenues, révélations, énervement, joie, attendrissement, rire… tout y passe, c’est assez dingue !
La vérité sur l’affaire Harry Quebert : un livre a double entrée
Et comme si l’enquête ne suffisait pas à en faire un livre génial, il y a aussi toute la dimension « didactique » sur l’écriture d’un roman. En effet, Harry a appris à Marcus comment écrire un bon livre. Ce dernier, en plein dans le syndrome de la page blanche va rebondir avec cette affaire criminelle et mettre en application tous les conseils de son mentor.
Au fil de la lecture, on se rend compte du travail de l’écrivain. A travers l’écriture de Marcus, on y devine et on y analyse le merveilleux travail de l’auteur Joël Dicker. Une mise en abîme fort intéressante.
Et c’est tellement ça qui se produit : j’ai fermé le livre, j’ai poussé un Grooooos soupir, j’ai regardé la couverture, j’ai caressé le livre et j’ai pensé à tous ces personnages, ces « personnes » avec qui j’ai l’impression d’avoir vécu des moments forts… Ils vont me manquer c’est sûr. Il faut un temps pour s’en remettre, on ne ferme pas ce livre sans nostalgie, sans émotions… Un grand livre c’est certain.
Bref, La vérité sur l’affaire Harry Quebert est entré dans le top 10 de mes livres préférés ! Vous vous doutez donc que je vous le conseille fortement, fans de polar n’hésitez pas, les autres, vous pouvez tenter aussi, c’est tellement bien écrit que vous vous laisserez sans doute happé par cette intrigue qui ne vous lâchera pas jusqu’à la dernière page. Vous m’en direz des nouvelles, à moins que vous ne l’ayez déjà lu ! Dites-moi tout ! Vous avez autant aimé que moi ?
Je vois ce livre passer sans cesse, je crois que je vais finir par craquer, tu as fini de me convaincre !
Oh oui fonce !!! N’hésite plus ! Tu me diras ce que tu en as pensé.