Le menu de la semaine

Qui ne connait pas la galère du « qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » ??? Vous savez, quand on est éreinté de sa journée de boulot, que les enfants sont épuisés de leur journée d’école, ronchons et chouinards… Que la motivation n’est qu’un lointain souvenir, l’énergie n’en parlons même pas, et qu’on fini immanquablement par sortir les incontournables pâtes au beurre, pâtes à la sauce tomate, pâtes au jambon… C’est pour mettre fin à tout cela qu’on est passé au menu de la semaine.

Menu de la semaine pour éviter le gaspillage…

Cette situation papou et moi on l’a connue pendant des années. Et puis un jour, on en a eu marre ! « Siiiire, on en a gros ! » Pourquoi ? Parce que ce mode de fonctionnement était synonyme de gaspillage… Pourquoi ? Parce que lors des courses le week-end, bien reposés et affamés de bonnes choses (parce qu’on a mangé que des pâtes toute la semaine rappelez-vous !), on achetait un peu à l’arrache, « tiens ça me tente bien ça », « mmmmhm oh oui on fera ça demain »… alors on achète plein de choses, tout remplis de motivation et puis la semaine, rebelote, on ressort nos meilleures amies, les vite cuites et qui plaisent aux enfants à coup sûr ! Avec toujours cette petite voix au fond de nous qui dit « mais non, il y a ce truc super bon que tu as acheté… »  on hésite, on est prêt à le sortir et puis voilà un petit machin qui passe par là, on fait l’erreur de lui demander son avis : « ça te dit qu’on mange ça ? » et là il dégaine son fameux « naaaaaaaaaaaaaaaan ze veux des pââââââtes !!! » qui fini de ruiner notre dernière once de motivation. C’est là qu’on répond à notre voix intérieure « Ouais c’est bon, on fera ça demain ! » mais invariablement le jour suivant, on ressort les pâtes ! Bon je l’avoue, j’exagère un peu mais on n’est quand même pas loin de ce tableau !

Alors élaborer un menu de la semaine et faire les courses en fonction de ce qui est prévu, ben forcément ça évite le gaspillage et on fait aussi des économies : on a réduit nos dépenses d’un quart par rapport aux courses à l’arrache ! Ce n’est pas négligeable. Le soir on a pas à réfléchir on se met en pilote automatique et on suit le menu.

…et pour manger mieux

On est bien d’accord, on nous le répète assez, il faut manger 5 fruits et légumes par jour. Et malheureusement, les pâtes ne sont pas des légumes !!! Alors le menu de la semaine permet aussi d’équilibrer un peu tout ça ! On a une vision globale de la semaine et on peut y caser les légumes, les féculents, les protéines et on peut même réfléchir à réduire la viande (pour la planète tout ça…) parce que des protéines il y en a dans plein d’autres choses.

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Un exemple de semaine d’école/travail classique

Par chance -ou peut-être grâce à la DME- nos trois marmots ne sont pas trop difficiles. Ils aiment les légumes. le plus difficile en ce moment c’est Petit Coco qui dit d’emblée « j’aiiiiiiiime paaaaaaaaaaas » mais qui finit par terminer son assiette, pour un peu que je lui chante une chanson de poil à gratter  (un groupe pour enfant du coin) qui dit « une cuillère pour maman, une cuillère pour papa, une cuillère pour tonton, une cuillère pour le chat, et celle-là, elle est pour toi ! » (oui je sais parfois je suis faible… mais il fini son assiette avec le sourire et c’est bien là l’important !)

Menu de la semaine, une organisation familiale

Pour que ce soit faisable, il faut bien concevoir le menu de la semaine. Il ne s’agit pas juste de mettre des plats différents chaque jour, il faut prendre en compte tout les éléments. Papou et moi on a des activités -sports et loisirs- qui font qu’on n’est pas là tout les soirs. Quand on conçoit le menu, on tient donc compte des soirs où on est seul pour gérer les repas et le coucher, on prévoit alors des plats simples. Il faut aussi prendre en considération la fatigue : le vendredi par exemple les enfants sont au bout de leur vie -et les parents aussi en général- alors on mise tout sur le plat « réconfort », celui qui est apprécié de tous. C’est là qu’on case les croques monsieur, la soupe de petites pâtes… Le mercredi soir à l’inverse, les enfants sont plutôt bien reposés et de bonne humeur -et les parents aussi- on peut tenter des choses plus élaborées, avec des légumes pas forcément aimés de tous.

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Autre exemple de semaine classique

Ce n’est pas toujours évident de varier et de ne pas retomber systématiquement sur les mêmes menus. Pour cela, on s’est fait une liste de tout ce qu’on avait l’habitude de cuisiner. Une sorte de base de données où on pioche nos idées quand on planifie nos semaines.

On peut aussi « travailler » avec un squelette de menu, je m’explique : on attribue à chaque jour une sorte de plat, par exemple, le lundi = quiche, le mardi = pâtes, le mercredi = soupe etc… et faire des variations autour de ça puisqu’on peut les décliner de plein de façons différentes -quiche au brocoli, quiche au chou-fleur, quiche à la courgette, quiche lorraine / pâtes bolo, pâtes carbo, pâtes aux oeufs, pâtes aux légumes / soupe de potiron, soupe de butternut, soupe de petites pâtes, soupe de carotte… bref vous avez saisi l’idée.

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Exemple de semaine de vacances avec repas du midi et du soir.

Pour les week-end, on ne prévoit pas de repas dans le menu, on se laisse la liberté de pique-niquer, aller au resto, inviter du monde ou être invités…

Depuis que l’on fonctionne avec le menu de la semaine, on a gagné en sérénité ! On n’a plus de prise de tête le soir devant notre frigo ! On a fait des économies : moins de dépenses lors des courses et moins de gaspillage. Notre alimentation est plus variée grâce à la vision globale de la semaine qui permet d’équilibrer. Bref, il n’y a que des avantages et on ne reviendrait pas en arrière. (Le seul hic qui reste, c’est de trouver la motivation d’élaborer le menu le week-end alors qu’on est des grosses loques épuisées !!!)